Chronique de Valeria Luciana Cutimanco Aldave | Charles Richard-Hamelin joue Beethoven

 Premier concert de la 80e saison de la OSS: Une soirée classique mémorable !

 Le samedi 5 octobre 2019 a été pour moi une soirée que je garderai toujours dans ma mémoire. Une soirée pleine de sentiments et de mélodies qui restent encore en moi et qui m’accompagnent pendant que j’écris cette chronique.

Cette année,on souligne le 250e anniversaire de la naissance de Beethoven, un des plus grands compositeurs du monde. Dans ce cadre, l’OSS sous la direction de Maestro Laforest nous a offert le Concerto pour piano n° 3 en do mineur, op. 37 interprété par le talentueux Charles Richard-Hamelin et la Symphonie no7 en la majeur, op. 2 de Ludwig van Beethoven. Maestro Laforest nous a montré aussi Celebration Overture, une pièce moderne du compositeur canadien Gary Kulesha.

La première pièce du concert était Celebration Overture composée en 1985. J’étais heureuse d’écouter une pièce moderne composée par un Canadien. Je l’ai trouvée joyeuse et très mélodique.

La deuxième pièce était le Concerto pour piano n° 3 en do mineur, op 37 de Beethoven. J’étais vraiment impressionnée par les sentiments que le pianiste Charles Richard-Hamelin nous a transmis. Je pouvais regarder ses mains qui mettaient en valeur les nuances de cette pièce complexe. J’ai pu ressentir toute la force, l’énergie et la douceur de son interprétation. Le piano était très bien synchronisé avec l’orchestre et tous les instruments partaient les mesures ensemble, sans exception.

J’ai beaucoup aimé la façon dont Maestro Laforest racontait des anecdotes ou des faits historiques liés aux pièces du concert. Par exemple,qu’au moment où Beethoven dirigeait ses concerts, vu qu’il était sourd, il finissait souvent 15 secondes après que l’orchestre ait fini de jouer. Aussi, que quand la nuance était douce, dans sa tête c’était le moment énergique, et de même quand c’était le moment énergique, pour lui c’était le moment doux. J’ai trouvé ça drôle.

L’OSS nous a offert une troisième symphonie très vibrante: Symphonie no 7 en la majeur, op. 2 qui comporte quatre mouvements. Je les ai tous aimés ! Le deuxième mouvement Allegretto est le plus connu: au début j’avais l’impression d’être dans une marche lente car la musique était douce et grave. J’ai beaucoup aimé les sons de plusieurs timbales du dernier mouvement.

Quelques heures avant le spectacle, j’ai eu la chance d’assister à la générale. À l’entracte je suis allée aux coulisses pour avoir une entrevue avec Maestro Laforest et le pianiste Charles Richard-Hamelin.

Pendant ma rencontre avec Maestro Laforest, il m’a raconté que le violon a été le premier instrument qu’il a joué et que depuis son tout jeune âge il voulait devenir chef d’orchestre comme son grand-père. Au début de sa carrière, il avait travaillé avec des jeunes « Il y a une passion, un amour pour la musique chez les jeunes et une volonté de bien faire. C’est extraordinaire! ». J’ai appris que ça fait seulement 50 ans qu’on enseigne la direction d’orchestre au Canada et qu’il y a de plus en plus de filles qui sont chefs d’orchestre.

J’ai aussi rencontré le pianiste Richard-Hamelin qui m’a raconté qu’il avait commencé à jouer le piano à l’âge de 4 ans et demi. Il a souligné que la créativité et l’innovation sont des aspects qui l’intéressent beaucoup, «Des génies comme Beethoven ou Chopin ont fait évoluer la musique de leur époque et c’est pour ça qu’on les écoute encore aujourd’hui». À part le piano, il aime beaucoup le cinéma et il m’a dit que s’il n’avait pas été pianiste, il aurait travaillé dans le métier du cinéma, derrière la caméra.

Ce que je retiens de ces deux entrevues c’est qu’ils sont de grands artistes qui ont une passion pour la musique. Ils ont commencé à jouer des instruments très tôt et, même s’ils ont accompli leurs rêves, ils continuent à travailler très fort!

P.S. J’ai eu la chance d’apporter les fleurs à la fin de la prestation du pianiste et à la fin du spectacle aussi (M. Stéphane ma serré très fort la main, c’était drôle !)

J’espère que vous avez aimé cet article et que vous lirez aussi celui de Plaisirs Coupables, de ballet.

Je vous remercie d’avoir lu ma chronique jusqu’à la fin.

Valeria Luciana Cutimanco Aldave, 11 ans
École du Sacré-Coeur

Communiqué – Nouvelle directrice des communications et marketing à l’OSS

 

COMMUNIQUÉ

Pour diffusion immédiate

Sherbrooke, le 30 août 2019 ­­– Le conseil d’administration ainsi que la direction de l’OSS de Sherbrooke sont fiers d’annoncer la nomination d’Annie Santarossa au poste de directrice des communications et du marketing de l’Orchestre symphonique de Sherbrooke.

Madame Santarossa occupait jusqu’à tout récemment le poste d’adjointe à la direction et coordonnatrice aux communications au Théâtre Granada, poste qu’elle occupait depuis 14 ans.  Elle possède une grande connaissance du milieu culturel sherbrookois ainsi qu’une forte expérience au niveau de la mise en marché de spectacles.  De 1992 à 2005, elle a travaillé au magasin Archambault de Sherbrooke à titre de Gestionnaire de département de disques et vidéo.

Parallèlement à sa carrière, son implication sociale est très significative. Madame Santarossa a siégé au conseil d’administration de l’Association des gens d’affaires du centre-ville de Sherbrooke. Lors de ses études universitaires, elle a aussi animé et réalisé une série télévisuelle portant sur la violence conjugale et s’est impliquée auprès d’organismes tels La Parolière et l’Escale de l’Estrie.

Le directeur général Nicolas Bélanger de l’OSS se réjouit de cette nomination : « Avec sa connaissance du milieu, son expérience, son implication dans la communauté, sa personnalité et son dynamisme, madame Santarossa complétera à merveille l’expertise au sein de notre équipe permanente ».  Madame Santarossa est en poste depuis le 27 août 2019.

L’Orchestre symphonique de Sherbrooke est l’un des plus anciens orchestres symphoniques au Québec et l’un des meilleurs orchestres régionaux au pays. C’est aussi la plus importante propriété culturelle en Estrie et un partenaire culturel apprécié des organismes, des entreprises et des commissions scolaires. En tant qu’entreprise dynamique et créatrice d’emplois, l’OSS participe activement au développement économique de la région.

 

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SOURCE : Nicolas Bélanger

Directeur général, Orchestre Symphonique de Sherbrooke

819-821-0227

Chronique d’Alezya Lefebvre | Vienne : la 5e de Mahler

L’Orchestre symphonique de Sherbrooke est un ensemble de plusieurs instruments : le violon, l’alto, le violoncelle, la contrebasse, la flûte, le hautbois, la clarinette, le basson, le cor français, le trombone, le trombone base, le tuba, les timbales, les percussions et la harpe.

L’invité du jour était le trompettiste Robin Doyon. À l’âge de 5 ans, Robin jouait du piano.  Ensuite, quand il est entré au secondaire, il devait choisir un instrument. Il voulait jouer du saxophone parce que sa mère en faisait. Un seul allait être choisi pour cet instrument et, malheureusement, il n’a pas été choisi. Donc, il a fallu qu’il en choisisse un autre. Son professeur lui a proposé le cor français, car personne ne voulait en jouer, mais lui non plus ne voulait pas. Alors, il a pris la trompette sans aucune raison et le voilà maintenant en train de faire de grands concerts classiques de trompette.

Le samedi 20 avril 2019, en soirée, 1300 personnes (y compris moi) ont eu droit au spectacle le plus impressionnant depuis 80 ans!!! C’était le plus impressionnant, car c’était la symphonie la plus difficile que l’OSS ait jouée. J’ai eu la chance de pouvoir aller porter des fleurs au soliste trompettiste Robin Doyon sur scène.

J’aurais pu rencontrer le chef d’orchestre Stéphane Laforest, mais il était tard (11 h du soir) et sa famille et ses amis lui avaient fait une surprise pour ses 20 ans de chef d’orchestre, alors je ne voulais pas le déranger. En plus avant le spectacle, il y a eu une vidéo de plusieurs personnes qu’il aime, qui lui disaient bravo. Puis, il a même reçu un chandail et un bâton de Guy Lafleur, un joueur qu’il aime.

Chronique d’Elliot St-Pierre | Viva España

Le 17 mars 2019, je suis allé voir le spectacle de l’OSS intitulé Viva España.  Le soliste invité pour l’événement était Jérôme Ducharme, un guitariste québécois professionnel. Le matin, j’ai assisté à la générale. J’avais l’impression que le spectacle était seulement pour moi car j’étais seul dans salle. D’accord, il y avait 7 autres personnes! Même si le spectacle était entrecoupé de commentaires du Maestro, ce fut vraiment intéressant. Cela ressemblait vraiment aux générales de mes spectacles de fin d’année même si nous ne sommes que des amateurs.

Par la suite, j’ai pu discuter avec M. Ducharme. Il m’a dit que sa musique préférée était le classique et qu’il ne jouait que de la guitare. Il m’a aussi recommandé de bien écouter mes enseignants et de faire confiance à mes professeurs de musique car ils ont des raisons pour tout ce qu’ils nous font faire.

Quelques heures plus tard, je me suis rendu à la salle Maurice-O’Bready pour voir le dernier concert de la série de Grands concerts BMO. Ce spécial de style espagnol fut une suite de quatre pièces. Le concert a commencé avec des extraits de la Suite espagnol  de Isaac Albéniz. Les extraits allaient de très rapides me faisant penser aux pièces musicales de Disney à très lents comme de très belles berceuses. Au dernier extrait j’avais l’impressions de voler dans les nuages. Jérôme Ducharme est monté sur scène pour la deuxième pièce intitulée Concerto d’Aranjuez pour guitare et orchestre. À ce moment, les percussions et la plupart des cuivres ont quitté la scène pour laisser la place au superbe son de la guitare. Dans la deuxième moitié du spectacle, l’orchestre d’origine a repris place et a joué Alborada del gracioso de Maurice Ravel et Sinfonia sevillana de Joaquin Turina. Le dernier mouvement de cette pièce était extrêmement divertissant.

Après le concert, j’ai rencontré le maestro Stéphane Laforest. Il m’a parlé de son parcours de musicien et de son choix d’être chef d’orchestre qui vient d’une belle tradition familiale. Il était très satisfait du spectacle et de l’effort donné par tous les musiciens. Comme conseil, il m’a dit de choisir un instrument sur lequel je voudrais me concentrer davantage afin de pouvoir continuer plus longtemps et être assez bon pour avoir vraiment du plaisir.

Petite anecdote: à la fin du spectacle je suis allé remettre des fleurs au chef d’orchestre. J’ai donné la main à monsieur Laforest et je me suis fait secouer la main pendant environ quinze secondes, ce qui a bien fait rire la salle.

Merci à Zoé Achim et l’OSS de m’avoir permis de vivre cette aventure et j’ai bien hâte au prochain concert au mois de mai.

Elliot St-Pierre, 11 ans
École du Sacré-Coeur

Chronique d’Alexia Dostie | Viva España

Viva España !

Le 16 mars dernier, l’Orchestre symphonique de Sherbrooke nous a offert un très beau spectacle avec pour thème la musique espagnole; une musique pétillante et émouvante pour reprendre les paroles du chef, maestro Laforest. Pour ce concert, l’Orchestre a joué des extraits de la Suite espagnole, opus 47 d’Albéniz, Alborada del gracioso de Ravel et la Sinfonia sevillana de Turina. L’orchestre a également accueilli monsieur Jérôme Ducharme à la guitare classique. M. Ducharme a joué  le Concerto d’Aranjuez pour guitare et orchestre de Rodrigo. Il a joué avec l’orchestre, c’était vraiment très beau et d’une grande virtuosité.

Dès la première pièce du concert, nous entrons dans une ambiance joyeuse, mais calme qui nous fait relaxer en même temps que d’apprécier cette belle musique espagnole. Dans ce spectacle, les solos étaient mis en valeur par d’excellents musiciens dont plusieurs solos de flûte, de clarinette, de basson, de la 1re violoniste solo ainsi que de la 1re violoncelliste solo pour ne nommer que ceux-là. Mon préféré était celui de la flûte et de la clarinette, car le mélange de ces deux instruments, lorsqu’ils se répondaient, était magnifique. Les percussions étaient aussi mises en valeur par l’utilisation de plusieurs instruments dont notamment la castagnette, propre à la musique espagnole.

J’ai eu l’opportunité de parler avec monsieur Jérôme Ducharme, le guitariste invité, pour lui poser quelques questions. Jérôme m’a confié qu’il trouvait cela très différent de jouer avec un orchestre symphonique, car normalement une guitare n’est pas faite pour jouer avec un orchestre. Pour se rendre à ce stade-ci, Jérôme a commencé à jouer de la guitare très jeune, puis pratiquait environ 4 à 5 heures par jour. Il m’a mentionné qu’il prenait toutes ses périodes de pauses à l’école pour pratiquer. Il était très attentif en classe pour que ce soit moins long pour étudier et pour avoir plus de temps pour pratiquer. C’est pour cela qu’il est rendu un guitariste professionnel et qu’il a l’opportunité de jouer avec un orchestre symphonique reconnu.

Après le concert, j’ai aussi eu l’occasion de parler avec maestro Stéphane Laforest. J’ai appris qu’avant d’être chef d’orchestre, maestro Laforest a joué du violon à partir de l’âge de 4 ans puis, à l’âge de 12 ans, il a commencé à jouer de la clarinette. À 16 ans, Stéphane voulait devenir chef d’orchestre, car son grand-père l’était lui-même. J’ai voulu savoir comment il choisissait ses musiciens et il m’a dit qu’il procède par des auditions pour trouver ceux qui auront la chance de jouer dans son orchestre. Pour ce faire, il se place en avant d’un rideau et en arrière de celui-ci, les musiciens jouent leurs pièces. Maestro Laforest, accompagné de d’autres musiciens, choisit parmi les meilleures performances les musiciens qui feront partie de l’Orchestre. Cela doit être vraiment stressant pour les musiciens!

Je ne sais pas si vous étiez dans la salle lors de ce concert grandiose, mais si vous n’y étiez pas, je vous invite à écouter de la musique espagnole. Cette musique entendue lors du concert ne fait peut-être pas partie des plus grands classiques que nous sommes habitués d’entendre, mais elle est toutefois tout aussi majestueuse et mérite qu’on s’y attarde.  

Alexia Dostie 13 ans
Secondaire 1, Le Salésien

Chronique de Clémence Vigneux | Plaisirs coupables de l’opéra

Les plaisirs coupables de l’opéra

Bonjour, je m’appelle Clémence et je fréquente l’école primaire du Sacré-Cœur et l’école de musique Pianissimo, à Sherbrooke.  J’ai eu la chance d’assister à un concert de l’OSS : Les plaisirs coupables de l’opéra. Je vous partage les événements marquants de ma journée et le fruit de mes rencontres.

D’abord, je tiens à dire que j’ai été vraiment impressionnée par les chanteurs. Lors de la générale, les chanteurs ne démontraient pas toute la puissance de leur voix, j’imagine que c’est afin de la préserver et de ne pas se blesser tout juste avant le grand événement. C’est seulement au spectacle que je me suis rendue compte de leur puissance!

Pour bien apprendre les paroles chantées dans des langues étrangères, les chanteurs doivent « étudier » la langue en question pour bien prononcer les mots. Ils doivent aussi traduire les chants pour savoir ce qu’ils disent et pour rajouter de l’expression et des sentiments. Pour ce spectacle, puisque ce sont de grands classiques, il n’a pas été trop difficile pour eux d’apprendre les paroles et interpréter les pièces. Les chanteurs et l’orchestre ne commencent les répétitions qu’un à deux jours avant le spectacle, car ce sont de vrais professionnels. Les trois chanteurs ont d’ailleurs très bien campé leurs rôles lors de leurs prestations! Une pièce a été particulièrement appréciée du public, soit celle intitulée Largo al factotum, célèbre air connu. Je vous invite d’ailleurs à écouter cette pièce, vous allez sûrement la reconnaître.

L’opéra, c’est le mélange de plusieurs disciplines artistiques : les chanteurs, les acteurs, le metteur en scène, les musiciens, le chef d’orchestre, le librettiste, les techniciens de scène… Selon Maestro Laforest, le plus difficile dans la direction de l’orchestre est le tempo rubato, c’est-à-dire un tempo qui varie constamment selon l’inspiration des interprètes.  Le chef d’orchestre suit le tempo des chanteurs et les musiciens suivent le chef qui s’ajuste au fur et à mesure de la pièce. Cela demande bien sûr une bonne capacité d’adaptation! À la suite de ma rencontre avec Maestro Laforest, j’ai retenu un conseil que j’aimerais partager avec les jeunes apprentis musiciens. Il est important de persévérer et de travailler sur les sections de partitions plus difficiles plutôt que d’interpréter la pièce entière et surtout, de recommencer et de ne pas abandonner…

Je suis sûre que ce spectacle a été très apprécié de tous les spectateurs. Le public s’est laissé bercé par ces grands airs d’opéra connus! Je remercie l’Orchestre symphonique de Sherbrooke de permettre à des jeunes passionnés de musique comme moi d’assister à leurs concerts. J’ai déjà hâte d’assister à d’autres concerts !

Clémence Vigneux, 12 ans, élève en piano à Pianissimo

Chronique de Violette Girard-Saussez | Plaisirs coupables de l’opéra

Le plaisir de profiter des plaisirs coupables de l’opéra

C’est au Centre culturel de l’UdeS, plein à craquer, que je me suis adonnée aux plaisirs coupables de l’opéra portée par les airs de l’Orchestre symphonique de Sherbrooke. Dès les premières notes de l’Ouverture, tirée du Barbier de Séville, j’ai ressenti l’intensité que Stéphane Laforest, le maestro de l’orchestre, voulait insuffler à ce spectacle. La voix de Keven Geddes donnait une joie de vivre à Una furtiva lagrima, tiré de L’Élixir d’amour. L’intensité d’un moment de nostalgie trouvait en la voix de Lyne Fortin un exutoire salutaire sur la pièce O mio babbino caro, tiré de Gianni Schicchi.  Le baryton Hugo Laporte portait le désir d’un père souhaitant voir son fils reprendre une vie bien rangée dans la pièce Di provenza il mar, il suol.

Amours contrariées, complots pour faire avorter les passions naissantes, l’opéra nous plonge dans les sentiments les plus profonds de la vie. « L’opéra, c’est la vie! », s’est d’ailleurs exclamé Maestro Stéphane Laforest lors d’une entrevue qu’il m’a octroyée au terme du spectacle. Pour moi, l’apogée du spectacle fut atteinte durant les deux dernières pièces de la première partie. Tout d’abord, Lyne Fortin a fait surgir de sa gorge l’oiseau rebelle symbolisant l’essence de l’amour pour Carmen dans la pièce Habanera. La salle se lève, transportée par cette voix cristalline. Ensuite, Hugo Laporte, sourire aux lèvres, incarne un Figaro goguenard. La salle chancelle sous le flot des Figaro, Figaro, Figaro et se lève pour célébrer ce moment d’une rare intensité.

Un petit intermède me permet de me remettre de mes émotions. Les voix des chanteurs sont comme des échos dans ma tête. Comme avec le parfum d’une fleur. Je me gâte sans me sentir coupable! En plus, les voix et l’orchestre sont comme le lait et le biscuit, il sont faits pour être ensemble. J’en suis comblée.

La deuxième partie débute par une pièce musicale tirée de la Force du destinL’orchestre est en maîtrise parfaite. L’Air des bijoux porté par la voix toujours aussi cristalline de Lyne Fortin me fait sourire. Ainsi, ce fameux « Ah ! Je ris de me voir si belle en ce miroir » que reprend la Castafiore dans les aventures de Tintin est tiré de l’opéra Faust de Gounod! Hugo Laporte enchaîne avec un Toréador d’anthologie, littéralement la salle devient une arène et le public entonne le refrain Toréador, en garde. Toréador, Toréador, emporté par la fougue d’un Escamillo au sommet de son art. La joie se lit sur les visages des artistes et elle est contagieuse. Je me sens comme dans un rêve. Encore ce plaisir, sans me sentir coupable ! Lyne Fortin entame Meine Lippen, Sie küssen so heiss extrait de Giuditta. La chaleur de sa voix ouvre grande l’image du désir brûlant les lèvres! Keven Geddes offre un bonbon savoureux qui goûte la justesse vocale avec je t’ai donné mon cœur tiré de l’opéra Le pays du sourire. Les quatre dernières pièces du spectacle nous offrent alors de chaleureux  duos et un trio. Lyne Fortin offre, avec une belle complicité, la réplique à Hugo Laporte dans Là ci darem la mano extrait de Don Giovanni.  Lyne Fortin enchaîne ensuite en une sublime Violetta (non, non, je vous assure, je n’y suis pour rien !) avec Keven Geddes dans la peau d’un Alfredo suave auquel elle se refuse sur une pièce de La Traviata!

J’ai assisté à la fin du spectacle depuis les coulisses. En effet,  je suis invitée à remettre un bouquet de fleurs aux artistes. Je monte à mon tour sur scène, un bouquet de fleurs dans les bras. Wouah, c’est impressionnant marcher sur la scène avec ces 1500 personnes applaudissant. Observant la salle se vider, je me sens privilégiée d’avoir pu vivre cette expérience pas comme les autres. En effet, cher lecteur, chère lectrice, j’ai eu la chance de vivre ce spectacle de l’intérieur, depuis la générale du matin en passant par une rencontre avec les chanteurs, pour terminer par une entrevue avec le flamboyant Maestro Stéphane Laforest au terme du spectacle. De cette façon, j’ai pu mieux comprendre, pourquoi la pièce s’intitule les plaisirs coupables de l’opéra. Pour les professionnels, jouer des pièces très connues peut sembler trivial. C’est pour cette raison que le spectacle s’intitule les plaisirs coupables de l’opéra. Pourtant, au plan technique, elles continuent à poser de redoutables défis aux artistes et surtout, elles ont le don de faire en sorte que le public se sente en territoire connu. Il les connaît ces tounes! Pour les autres et peut-être pour des plus jeunes, les stéréotypes peuvent les conduire à se sentir coupable d’aimer l’opéra. Ça ne fait peut-être pas très moderne ! Pourtant, l’opéra c’est comme du théâtre avec un orchestre et le chant en plus. Ce sont des émotions rendues par le mariage de la voix et de la musique. Peut-être cher lecteur et chère lectrice qu’il serait possible de faire goûter ces plaisirs à plus de monde. Ainsi, en discutant avec Maestro Stéphane Laforest, je me suis dit qu’il serait bien que les jeunes de Sherbrooke puissent se sentir aussi privilégiés que moi à être invités à goûter à de tels plaisirs. Je rêve alors pour les jeunes de la ville de Sherbrooke d’un spectacle d’opéra composé simplement de quelques pièces avec des chanteurs costumés et surtout, la possibilité de rencontrer, avant le spectacle, les artistes qui raconteraient leurs personnages et leur passion et qui partageraient les intenses émotions que nous vivons aussi dans notre vie quotidienne.  C’est l’expérience que j’ai faite aujourd’hui et que je partage avec toi cher lecteur, chère lectrice. Mais, j’espère que tu pourras un jour vraiment éprouver les plaisirs coupables de l’opéra!

Violette Girard-Saussez, élève en chant à Pianissimo

 

 

Chronique d’Éléna Dostie | Grand concert de Noël Simons

  Noël, joyeux Noël!

Le 2 décembre dernier, l’Orchestre symphonique de Sherbrooke m’a ébloui avec sa musique de Noël. Pour l’occasion, l’orchestre a partagé la scène avec la chanteuse Marie Denise Pelletier.  Madame Pelletier s’est présentée à l’assistance de la salle Maurice-O’Bready au gré des pièces jouées par l’orchestre.  Elle venait sur scène, retournait en coulisses, selon ce que jouait l’orchestre. C’était très intéressant comme façon de faire!  Je dois dire que j’adore les pièces de Noël, autant celles avec l’orchestre seul que celles accompagnées par le chant. J’ai beaucoup aimé ce pot-pourri d’airs connus et moins connus. Cela m’a mis dans l’esprit des fêtes rapidement.

J’ai trouvé la harpe vraiment très impressionnante dans la pièce extraite de Casse-Noisette de Tchaïkovski. C’était magique. Ce n’était pas la première fois que j’entendais ce morceau, mais je n’avais jamais remarqué la harpe avant ce concert. La pièce de Saint-Saëns était aussi très éclatante. Ce n’est pas une pièce de Noël, mais c’était vraiment très beau!

Un des moments que j’ai trouvés très amusant, c’est quand maestro Laforest a reçu un chef invité sur scène et lui a montré à diriger l’orchestre. C’était vraiment drôle, mais étonnant aussi pour une personne qui n’avait jamais dirigé d’orchestre de sa vie.  Le chef invité s’est bien débrouillé et a réussi à diriger la pièce au complet sans que l’orchestre ne se trompe!

Après le concert, j’ai remis des fleurs sur scène à maestro Laforest, j’ai bien cru perdre mon bras tellement il m’a serré longtemps la main. Les gens dans la salle ont eu l’air de trouver cela bien drôle.  Par la suite, j’ai eu la chance de discuter avec Madame Pelletier qui m’a parlé d’un de ses plus beaux souvenirs de Noël, une poupée qu’elle a reçue à l’âge de 6 ans. J’ai aussi demandé à maestro Laforest s’il aimait mieux diriger le concert de Noël ou les concerts réguliers.  Il m’a dit qu’il n’aimait pas ça plus que les concerts réguliers, mais qu’il aimait quand même les concerts de Noël. 

Je dois dire, que le concert de Noël est toujours mon concert préféré. Joyeux Noël à tous les lecteurs des chroniques des jeunes chroniqueurs de l’OSS!

Éléna Dostie, 10 ans.

Chronique Juliette Provencher | Grand concert de Noël Simons

Grand concert de Noël Simons de l’OSS

Noël est un moment où les familles se rassemblent pour passer du bon temps, partager de bons repas, échanger des cadeaux et surtout, écouter de la musique du temps des Fêtes. Le 2 décembre dernier était l’occasion parfaite pour laisser la musique de Noël nous égayer le cœur, en assistant au concert de Noël de l’Orchestre symphonique de Sherbrooke.

Stéphane Laforest, chef d’orchestre mais aussi directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Sherbrooke, présente des concerts de Noël depuis l’âge de 16 ans. Depuis près de 40 ans, monsieur Laforest met de l’ambiance dans les salles de spectacle et permet à chacun de passer un merveilleux moment rempli de joie. Une ambiance festive régnait dans la salle du Centre culturel de Sherbrooke, le 2 décembre, grâce à sa créativité et son enthousiasme. Je trouve que le choix des chansons et des effets musicaux étaient extraordinaires. Il a le don de rendre vivant et accessible tout concert de musique classique. J’ai questionné monsieur Laforest sur ses Noël d’enfance, et il m’a confié qu’il est né dans une famille de musiciens et que le tempsdes Fêtes chez lui se déroulait surtout en musique. Maestro Laforest s’est entouré pour l’occasion d’une chanteuse invitée qui n’en est pas à sa première expérience en concert de Noël : Marie Denise Pelletier. S’étant illustrée sur la scène musicale québécoise dès les années 80, la populaire chanteuse se démarque depuis un temps dans l’univers des comédies musicales et des chants de Noël.

Madame Pelletier dit s’être « payé la traite » en allant chanter avec l’OSS. D’ailleurs, elle m’a confié que sa chanson de Noël favorite est Noël Blanc. Cette chanson lui rappelle son père et le fait qu’ils écoutaient ensemble le White Christmas Special à la télévision.

Le concert comptait, en tout, 19 chansons du temps des Fêtes. De nombreux classiques ont étés présentés : Ave Maria, Sainte Nuit, Carol of the Bells, Have Yourself a Merry Little Christmas, Minuit Chrétiens, Les anges dans nos campagnes, et plusieurs autres. Une des pièces, interprétée par Marie Denise Pelletier et que j’ai le plus appréciée est, sans aucun doute, l’Ave Maria. Je trouve que Madame Pelletier l’a chantée avec une justesse incroyable malgré la hauteur des notes.

Pas moins de mille spectateurs se sont rassemblés pour voir et entendre l’Orchestre symphonique de Sherbrooke et Marie Denise Pelletier entonner les classiques de Noël qui nous font chaud au cœur année après année. Quelle belle façon d’accueillir le temps des Fêtes!

 

Chronique d’Étienne Tremblay | Classique : Mozart-Beethoven

  Classique : Mozart-Beethoven de l’OSS

La soirée du 10 novembre a été un spectacle chaleureux pour tous. L’Orchestre symphonique de Sherbrooke nous a donné un fabuleux concert de musique classique et canadienne.

Le concert a débuté avec une symphonie de Jacques Hétu. Cette musique canadienne était dramatique et ce sentiment se répandait un peu dans tous les mouvements. Les contrastes de nuances étaient bien exagérés ce qui, selon moi, était très important pour ce genre de musique. À chaque mouvement, la musique était impressionnante et les voix se partageaient la mélodie. Nous avons vu que l’orchestre a beaucoup travaillé sur cette symphonie. Il y avait énormément d’articulations, mais surtout des accents. Le chef d’orchestre, monsieur Stéphane Laforest, m’a spécifié que cette pièce a été l’une des plus dure à diriger. Chaque mouvement de cette œuvre, même le mouvement lent, a été une réussite.

Ensuite, le concert s’est poursuivi par un concerto pour clarinette de Mozart, qui a été joué par l’invité spécial, nul autre qu’André Moisan. Dans le premier mouvement, les notes étaient très fluides dans tout l’orchestre. Cette pièce était calme et relaxante, ce qui changeait de Jacques Hétu. La mélodie du clarinettiste était très chantante et lyrique. L’accompagnement que faisait l’orchestre n’était pas trop présent, ce qui laissait une place importante pour André. Le tapis sonore était surtout mené par les violons. Ils l’ont interprété avec une belle retenue et, selon moi, c’était parfait comme cela pour bien entendre le soliste. Le mouvement plus lent était mon préféré. Je me permettais de rêver comme si je me trouvais sur une plage avec peu de vagues. J’étais dans un autre monde grâce au niveau musical. Pour faire changement, le troisième mouvement était plus rapide et dansant. Beaucoup d’articulations ont été présentes comme le staccato. Les nuances faites par l’orchestre étaient grandioses dans ce mouvement. Nous voyons que c’est sur ce point qu’il a mis l’accent. André, quant à sa façon de jouer, ajoutait de belles couleurs et maîtrisait très bien son instrument. Cette qualité de son nous a menés dans un autre univers.

Le concert a fini avec la deuxième symphonie de Beethoven. Il a composé cette œuvre alors qu’il commençait à souffrir de surdité, ce qui le poussait à avoir des pensées suicidaires. Pendant presque toute la pièce, on a pu percevoir à la fois la joie de vivre et les pensées de mort grâce aux grands contrastes que nous entendions dans chaque mouvement.  Le second mouvement était beaucoup plus détendu et paisible que les deux autres. L’orchestre a bien mis en évidence les grands contrastes. Comparativement à la première symphonie, Beethoven a décidé de faire passer la mélodie à plusieurs instruments différents, ce que l’OSS a très bien révélé. Néanmoins, nous voyions le travail effectué dans cette œuvre ainsi que dans toutes les autres.

Durant cette première rencontre avec André Moisan, j’ai tout de suite remarqué qu’il était un homme très sympathique et gentil. Dans toute sa carrière de musicien, il n’a jamais décroché et a toujours persévéré même dans les moments les plus durs. Cela fait maintenant 48 ans qu’il joue de la musique. Depuis le début, il a toujours joué pour le plaisir et ceci continue.  Chaque membre de sa famille jouait de la musique. Cela fait 17 ans qu’il fait partie de l’Orchestre symphonique de Montréal. Ce musicien au talent extraordinaire pratique environ quatre heures par jour et doit toujours rester en pleine forme pour être capable de bien performer. Il voit la musique comme un art que tout le monde devrait pratiquer, car plusieurs recherches scientifiques prouvent que la musique a des effets bénéfiques pour le cerveau et qu’elle donne des moments mémorables dans notre vie.

Stéphane Laforest a été aussi gentil et très accueillant. Il a débuté la musique étant très jeune et dirigé ses premiers concerts dès l’âge de 16 ans.  Lors de notre rencontre, il m’a expliqué les difficultés que l’orchestre a eues pour interpréter les pièces. Aussi, il m’a appris que l’orchestre reçoit les pièces peu de temps avant le concert, ce qui m’a époustouflé à cause de la magnifique représentation que nous avons eue.

En conclusion, cette expérience m’a beaucoup réjoui et appris.  Et j’ai assisté à un excellent concert de l’OSS.

Étienne Tremblay, 13 ans

 

Chronique de Charles Brochu Verrette | Classique : Mozart-Beethoven

Mon expérience lors du concert Classique : Mozart-Beethoven

Lorsque je suis arrivé au Centre culturel de l’UdeS, j’ai tout de suite été accueilli par Mme Zoé Achim, organisatrice du projet des jeunes chroniqueurs. Elle m’a présenté la violoniste solo de l’OSS (Orchestre symphonique de Sherbrooke) Mme Élaine Marcil. Je suis entré dans la salle Maurice-O’Bready et tous les musiciens étaient là. Chacun pratiquait individuellement les passages difficiles et même si c’était la cacophonie totale, j’avais quasiment l’impression qu’ils jouaient une vraie pièce tous ensemble! Lorsque le maestro Stéphane Laforest est entré sur scène, tout le monde s’est tu et on aurait même pu entendre une mouche voler. Ils ont commencé leur pratique générale. Tous les artistes suivaient parfaitement les indications de M. Laforest. Ils étaient tous vêtus soit d’un complet ou d’une robe noire. Dès que le chef d’orchestre baissait les bras, la salle devenait immédiatement aussi silencieuse qu’une bibliothèque! Les artistes étaient à la fois concentrés sur leur performance et sur les moindres indications de M. Laforest. Dans la première pièce, tous les violonistes avaient relativement les mêmes mouvements à faire. On aurait dit un champ de baguettes tournoyantes ici et là!

Lorsque le Concerto pour clarinette allait débuter, M. André Moisan est entré sur scène et il s’est rapidement infiltré dans le rythme de l’orchestre. Il avait probablement le meilleur talent musical que j’aie entendu de ma vie! On aurait dit Mozart lui-même! Pendant l’entracte, j’ai pu avoir une conversation avec M. Moisan! Il m’a parlé de son parcours musical et de comment il en est venu à ce qu’il est en ce moment. J’ai même eu une photo avec lui! Après l’entracte, tous les artistes s’étaient changés en civil! Même le maestro avait mis ses chaussures « Vans ».

Le soir venu, j’ai assisté au concert Classique : Mozart-Beethoven. Le résultat final était parfait. La première pièce était la Symphonie no 3 pour orchestre de chambre de Jacques Hétu, un artiste canadien! Elle était très ténébreuse, mineure. Ensuite, M. André Moisan est arrivé pour la deuxième pièce : le Concerto pour clarinette et orchestre en la majeur de Mozart. Cette pièce était beaucoup plus heureuse que la première. À la fin de la pièce, M. Moisan a donné des fleurs à Mme Élaine Marcil (pour détendre l’atmosphère) et il a joué des mini-pièces pour blaguer!  La troisième oeuvre était la Symphonie no 2 en ré majeur de Beethoven et elle pouvait passer de la pointe du bonheur au plus mineur possible!

À la fin du concert, lors du cocktail, j’ai eu l’immense honneur de converser avec M. Stéphane Laforest lui-même. Il m’a tout raconté sur sa vie de chef d’orchestre et je lui ai posé toutes les questions qui me tournaient en tête. J’ai eu une photo avec lui également!

C’était une expérience inoubliable que je souhaite à tous les autres jeunes passionnés de musique. Je tiens à remercier Mme Zoé Achim pour cette excellente idée et également mon école de musique, Pianissimo, pour m’avoir choisi pour expérimenter cette « aventure ».

Charles Brochu Verrette
Sixième année

Chronique de Juliette Provencher | Gala rock symphonique

Gala rock symphonique de l’OSS: un heureux mélange de styles

Depuis 1998, monsieur Stéphane Laforest est à la tête de l’Orchestre symphonique de Sherbrooke. Il s’est donné comme mission de rendre la musique classique accessible à tous en présentant des spectacles aux thèmes variés.

J’ai eu la chance d’assister au concert du 17 octobre passé: Gala rock symphonique. Avec une cinquantaine de musiciens sur scène, 3 chanteurs invités et un peu plus de 1000 spectateurs, le concert a été extraordinaire! En voici mes impressions.

Qu’est-ce que le Gala rock symphonique de L’OSS?
Un  concert dont le rock et la musique classique se rencontrent pour créer une ambiance attirante et accessible pour tous les amateurs de musique. Pendant toute la soirée, M. Laforest, ses musiciens et les trois chanteurs invités, Rick Hughes, Marc-André Fortin et Yvan Pedneault nous ont offert les plus grands succès rock en passant par Styx, Led Zeppelin, The Police, Bon Jovi et Queens. Ces artistes ont pu faire découvrir un autre talent de l’orchestre en mélangeant deux styles de musique complètement différents. D’entendre les instruments classiques de l’orchestre mélangés avec la batterie, la guitare électrique et les chants rock a été très impressionnant. De voir le chef d’orchestre, Stéphane Laforest, qui est aussi directeur artistique, diriger toutes ces mélodies était très spécial et touchant.

Je me suis également entretenue avec les chanteurs ainsi qu’avec M. Laforest. Rick Hughes, un chanteur reconnu dans le monde du rock, entre autres comme choriste d’Éric Lapointe. Très sympathique, il m’a permis de lui poser quelques questions sur sa musique, sur son début de carrière et sur le concert. Honoré de chanter avec l’OSS, Rick a pu rencontrer de nouvelles personnes et de nouveaux partenaires de chant, Marc-André Fortin et Yvan Pedneault, tous deux des chanteurs pop. Il m’a confié que sa chanson rock préférée est sans hésitation Stairway to heaven de Led Zeppelin, chanson qui était aussi la favorite de sa mère.

Marc-André Fortin, quant à lui, mène une carrière populaire depuis sa victoire à Star Académie en 2005. Il est aussi reconnu grâce à son premier succès, Tu m’aimes tu?, reprise de Richard Desjardins. Même si le rock n’est pas vraiment son style, il a su bien prendre sa place sur scène avec les autres musiciens. Les chansons qu’il a interprétées ont mis sa voix puissante en valeur, ce qui a fait un très beau mélange avec l’OSS et les deux autres chanteurs.

Yvan Pedneault, lui, m’a marquée par son interprétation de Roxane de The Police. Sa justesse et son chant impeccable m’ont charmée. Un privilège pour lui de chanter avec l’Orchestre symphonique de Sherbrooke, le gala se prête à son style de musique qui marie le pop et le rock. De plus, il a participé à plusieurs comédies et revues musicales qui l’ont fait voyager et cette expérience de scène était bien évidente.

Issu d’une famille de musiciens, Stéphane Laforest a développé très jeune une passion pour la musique classique mais surtout pour le jazz. Il a d’ailleurs eu son propre big band de 15 musiciens jazz qui se produisait dans des noces et des fêtes. Joueur de clarinette et de saxophone à la base, M. Laforest brille maintenant dans une carrière de chef d’orchestre et directeur artistique de l’OSS. Sympathique et blagueur, il ne colle pas à l’image du chef d’orchestre froid et sérieux. Son originalité a donc donné naissance à un concert inattendu. Je m’attendais à une atmosphère plutôt calme et sérieuse mais on se serait réellement cru dans un show rock. Quelle ambiance! Le public participait beaucoup, chantait, criait et a même demandé deux ou trois rappels à la fin du concert.

J’ai été très heureuse de participer à ce projet de jeune chroniqueur culturel organisé par L’OSS. Cette expérience m’a fait découvrir de nouvelles chansons et la personnalité des chanteurs et de M. Laforest.

Juliette Provencher, 12 ans